Sertissure sans soudure via une simple rondelle ( 25 août 2012 )

Sertissure sans soudure via une simple rondelle ( 25 août 2012 )

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Voici l’une des trois méthodes pour fabriquer une sertissure sans soudure. Les deux autres méthodes seront décrites et expliqués de long en large dans deux autres articles de ce site internet.

Le principe est simple: Une rondelle découpée dans un plané, donc sans soudure sera déformée pour devenir tubulaire et au besoin en partie cônique.

À partir de ce principe on pourra produire des sertissures de diverses formes, rondes, ovales, carrés suivant que l’on disposera des chatonnières adéquates ou même que l’on fabriquera des outils idoines pour leurs donner toutes autres formes à partir d’une matrice chassée à l’intérieur de ces tubes.

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Rondelles tracées sur 9/10 mm

Première étape: Tracer avec un compas pointe sèche deux cercles….bien net cela va de soi.

L’objectif est ici de faire un tube sans soudure de 7 mm de diamètre pour une hauteur d’environ 6 mm une fois terminé. J’ai choisi un plané de 9/10 mm d’épaisseur et une rondelle  » Exin  » de 13,5 mm-3,8 mm.

Exin est le terme qui me sert d’abréviation pour prendre en note les dimensions extérieur et intérieur de ces rondelles si pratiques.

L’épaisseur de plané est choisi en fonction de la nature du métal, en fonction aussi du type de sertissage envisagé( serti clos ou serti griffe ).

Un serti clos demandera pour ces tubes une section de plané un peu plus épaisse qu’une section qui elle deviendra une ceinture recevant des griffes pour la fabrication d’un chaton. Bref toutes ces côtes peuvent donc être nuancées….l’expérience et l’objectif même aideront à prendre les bonnes décisions.

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Rondelles pour sertissure de 7 mm

Ces rondelles découpées sont prêtes à être embouties.

J’attire votre attention sur un point important.

Ces rondelles doivent être impérativement régulières, c’est à dire avoir une bande dont la largeur est réellement constante. En effet la moindre différence produira des résistances différents lors de l’emboutissage et surtout lorsque ces rondelles seront chassées dans des trous d’acier, on se retrouvera vite avec des tubes qui se déformeront et se retrouveront de travers.

Je prends donc toujours le temps de les régulariser à la lime, précaution fort utile……

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Emboutissage

Le premier emboutissage de ces rondelles recuites se fait donc tout simplement dans un dé à emboutir avec une bouterolle d’acier.

Cette première déformation permettra ensuite de pousser facilement ces rondelles dans des trous d’acier dont les trous sont calibrés de millimètre en millimètre.

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Chasser dans outil de 12 mm

La grande tige sur cette photo est en fait un clou dont la tête a été tourné à 12 mm pour correspondre au diamètre du trou de 12 mm lui aussi de la rondelle d’acier. La tête du clou doit pouvoir passer librement sans trop de jeu.

Le marteAU de bijoutier suffit en général pour chasser de petites rondelles mais pour des plus grosses, et surtout pour des épaisseurs de plané plus importantes, il faudra absolument se servir d’une masse de trois livres au minimum et idéalement sur une bonne enclume ou autre masse d’acier avec suffisamment de répondant.

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Vue du dessous

Il suffira donc de six rondelles d’acier pour passer de 12 mm à 7 mm…

Ces rondelles d’acier ont un diamètre extérieur de 31,5 mm et une épaisseur de 10 mm.

Ces cotes peuvent être légèrement plus grandes mais de préférence être minimum pour un usage à long terme. De l’acier doux suffira….pas besoin donc de les fabriquer en acier trempé.

L’entrée cônique de ces rondelles d’acier fait un peu plus d’un millimètre de plus en diamètre à l’entrée qu’à la sortie. Et pour moitié le trou a des parois bien droite pour que le tube sortant le soit aussi.

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Gros plan

Un gros plan qui se passe de commentaires.

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Degradé

Une photo qui fait bien comprendre la progression de ce travail…. plutôt facile.

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Vue en fuite

À noter que la hauteur des tubes progresse en même temps que le diamètre diminue. Il faut bien que le métal passe quelque part…non ?

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Recuire

Une fois la bonne dimension atteinte pour ces tubes de 7 mm, il faut absolument les recuire avant de passer à l’étape suivante pour rendre cônique une partie de ceux-ci.

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Chasser dans une chatonnière à 17 degrés

Dans une chatonnière ronde de 17 degrés d’angle les tubes seront poussés et chassés en se servant d’un piston ( ici encore la tête d’un gros clou de construction ) et d’une masse de trois livres. Le mateau de bijoutier sera pour cette étape nettement pas assez lourd.

Pour des sertissures semblables visant à sertir des cabochons on pourra se servir de chatonnière avec des angles plus forts, comme par exemple 28 degrés d’angle. Bref…un choix technique, esthétique ou….éditorial.

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Sertissure cônique vue de profil

Sur cette photo à droite, on comprend bien la forme cônique de la sertissure sur environ les deux tiers de sa hauteur. Une partie droite, dans le haut étant conservée pour faciliter la zone deu sertissage clos à venir.

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Recuire

De nouveau à cette étape un recuit est nécesaire…..

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Trois sertissures

En effet ces tubes seront repassés une fois de plus dans le trou d’une rondelle d’acier à 7 mm.

Car à l’étape précédente, en chassant fortement ces tubes dans les cônes, la partie du haut se sera légèrement déformée et agrandie.

En les repassant de nouveau dans ce trou de 7 mm on se retrouve alors avec deux parties bien nettes, prête à être utilisés pour construire une bague ou autre bijou.

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Topaze jaune 5,5 mm sur sertissure argent sans soudure

Les sertissures sans soudures sont des merveilles……

De grande régularité et sans aucune déconvenue ni au moment des montages, ni au moment des soudures et encore moins au moment du sertissage. Bref…réellement l’idéal pour notre métier.

Toutes les sertissures du monde devraient être sans soudure…….ouais……je sais j’exagère…mais voilà je suis aux anges.

Belle et bonne journée, soyez heureux à la cheville.

Michel Zimmermann
Artisan Bijoutier-Joaillier
Québec 245 août 2012