Influence des caractéristiques des métaux précieux sur les cotes dans la fabrication des bijoux.

Bonjour, cet article est en cours d’écriture et sera relativement long et sujet à légères modifications….Je vous remercie de votre patience….

L’influence des caractéristiques des métaux précieux sur les cotes dans la fabrication des bijoux, ou… De la théorie à la pratique.

Cet article risque d’être un peu long et éventuellement de paraître quelque peu fastidieux, et pourtant ce n’est que dans la fine et complète compréhension de ce rapport entre ces caractéristiques si particulières des métaux précieux et les côtes à déterminer pour les matières d’œuvre que le bijoutier-joaillier prendra de bonnes décisions menant à la fois à la solidité nécessaire de son travail mais aussi collaborant toujours à l’esthétique même de ses œuvres, des  plus simples jusqu’aux plus complexes.

Avant de raconter ici ce qui me mène à décider des cotes pour chacun des métaux lors de la fabrication de mes bijoux, il faut absolument que vous puissiez avoir en tête et bien saisir les définitions de ce que sont la densité, la fusibilité, la malléabilité, la ductilité, la ténacité et la dureté de l’argent, de l’or, du platine et du palladium.

Le bijoutier joaillier, pour en arriver à un bijou bien défini, ne fait que transformer successivement des plaques et des fils; par le sciage, le pliage, l’emboutissage, le limage, le fraisage, la gravure, le ciselage, la soudure et le polissage.

Ces propriétés métalliques seront toujours à prendre en compte dans toutes ses décisions. Ainsi il devra dans l’ordre choisir les qualités de sa matière première, la quantité de cette matière première, bien connaître les techniques à mettre en jeu et surtout les utiliser dans un ordre qui le fera progresser jusqu’au but final sans avoir à rebrousser chemin….De la sorte, il pourra rapidement produire des pièces pratiquement irréprochables et par une expérience grandissante trouver de plus en plus d’aisance et de plaisir à créer tout ce qu’il lui passera par la tête…..enfin presque.

La densité,

La densité est le rapport entre la masse et le volume.

Par convention un centimètre cube d’eau pur à 4 degrés centigrades pèse un gramme et en est même la définition. L’eau est donc de densité  » UN  ».

Les métaux précieux sont de grandes densités et c’est une des particularités qui nous donnera tout de suite dans le creux de la main la sensation de posséder une matière plus rare, plus riche, plus concentrée que tout autre.

Le seul fait de pouvoir tenir en main un bijou dense et précieux, de pouvoir refermer complètement notre main sur lui, de le faire disparaître de la vue, d’avoir cette sensation ne serait-ce qu’une seconde qu’il est totalement et littéralement en nous est en partie l’explication de cette grande et intime proximité qui en fera le symbole et le messager de grands sentiments. Une intimité que nous voudrons éventuellement pour nous-mêmes mais encore plus souvent et tout naturellement offrir à celui ou à celle qui à nos yeux la méritera pour l’éternité.
Logiquement les sensations émanant de cette grande densité me feront toujours être plutôt généreux sur le choix des épaisseurs de toutes les parties d’un bijou à construire.

La fusibilité,

Les métaux précieux fondent à de très hautes températures. L’artisan bijoutier-joaillier devra impérativement posséder un chalumeau très puissant pour pouvoir fondre et préparer ses lingots qui ne dépasseront que très rarement qu’une ou deux centaines de grammes.
Ces flammes, nécessaires pour fondre les métaux précieux rougissants d’abord pour ensuite devenir soit des jaunes couleurs de soleil ou encore des blancs aveuglants pour enfin se figer sous forme de petits lingots ensuite passés au laminoir, sont des images fortement ancrés dans notre imaginaire. Ce feu est donc la première technique à maîtriser pour que soit autonome l’artisan bijoutier-joaillier. Le souvenir et la nécessité de cette considérable énergie à la transformation de ces métaux précieux est donc un atout de plus à leurs crédits.
Songez que tous les bijoux ont été, devant les yeux de l’artisan créateur, avant même de pouvoir les toucher sans vous brûler, de pouvoir les offrir et de les porter…..aussi liquides qu’une eau de très grande densité.

La malléabilité,

La malléabilité est la facilité plus ou moins grande des métaux à se laisser laminer en plaque et à se laisser facilement aplatir par les coups du marteau. Les métaux se laissant amincir par des forces de compression se répartissant à peine en largeur et largement plus et toutes entières en longueur dans une seule direction par le laminoir ou dans toutes les directions par le martelage . Ces deux comportements pouvant ne pas être tout à fait de même valeur pour un métal donné. Ainsi l’or se laisse mieux laminer que le plomb qui lui se laisse mieux marteler que l’or, l’argent, l’aluminium le cuivre et l’étain.

Ces efforts mécaniques reçus nécessiteront pour pouvoir porter sur le métal de nouvelles forces dans de nouvelles directions sans risque de fractures un recuit de ces métaux précieux. Le recuit consiste à porter au rouge le métal lui rendant ainsi une homogénéité de sa structure prête alors pour de nouvelles contraintes mécaniques.

Cette qualité des métaux précieux peut être facilement exploitée par l’artisan qui désirera, jusqu’à la fin d’une pièce, conserver cette plus grande rigidité du métal, pour en faire par exemple des pendentifs sans soudure très résistants à la déformation en rapport avec des épaisseurs identiques mais recuites ou encore en faire des queues de broche et des lames de ressorts en or rose ou en or blanc.

La ductilité,

La ténacité,

La dureté,

L’argent, ses côtes et ses usages.

L’or, ses côtes et ses usages.

Le platine, ses côtes et ses usages.

Le palladium, ses côtes et ses usages.