Émeri et ses applications diverses ( 31 janvier 2010 )
Le papier d’émeri est essentiel en bijouterie-joaillerie. Il permet d’enlever toutes les traces de limes, de scie ou de fraisage et de préparer la surface des métaux précieux à l’étape finale du polissage.
Certains papiers de grains très forts se comportent comme des limes et d’autres extrêmement plus fins permettraient presque de polir.
L’émeri est composé de corindon noir de qualité industriel et est de dureté 9 sur l’échelle de Mohs, ce qui en fait un abrasif extrêment dur face aux métaux précieux, mais à ce titre demande une grande prudence lorsqu’il est utilisé à proximité de pierres déjà serties, pouvant alors les rayer très facilement, seul le diamant avec sa très grande dureté de 10 n’a rien à craindre de son usage.
Dans mon atelier, je coupe les feuilles de papier d’émeri en quatre pour en faire des paquets, reliés par des pinces » binder clips » toujours disponible pour les couper en plus petits morceaux.
Dans des pots à épices, je conserve aussi de plus petites bandes de papier d’émeri, dans un de mes tourniquets, qui me permettent de trouver rapidement de nombreux outils, toujours visible et à portée de main, sans avoir à me déplacer.
Une partie de l’efficacité de l’artisan est due à l’organisation de son espace de travail. Le temps passé à chercher un outil doit être le plus court possible.