Ramolayé ( Novembre 2007 )
En tapant » Ramolayé » sur Google, du moins aujourd’hui, il n’y a que trente-trois références, c’est vous dire, aux travers des milliards de pages disponibles sur internet, à quel point ce mot est peu utilisé.
C’est à l’école BJO de Paris que j’en ai entendu parler pour la première fois. Cette technique m’a séduite tout de suite, car elle permet avec une simple échoppe en acier, de faire comprendre l’intention d’un dessin en jouant sur l’épaisseur du métal. En creusant par endroit, on fait se croiser des lignes et se superposer des surfaces un peu comme le fait le peintre sur sa toile se servant des lignes, des couleurs, de la lumière et des ombres.
Lignes et mouvements, fleurs, ornementations et motifs de tous genres se lisent facilement sur les surfaces travaillées. En plus de la gravure et du repercé, le ramolayé donne à l’artisan bijoutier une grande liberté d’exécution.
Ce pendentif fait avec l’or de la cliente et de son diamant de 61/100 ct de carat serti clos, utilise donc le ramolayé pour que ses lignes s’entrecroisent comme un panier.
Ce bijou sera fabriqué avec six pièces, 1) la ligne extérieure, 2) la plaque ajourée et ramolayée, 3) la sertissure du diamant, 4) l’anneau soudé sur le haut du pendentif, 5) la bélière et 6) une partie d’anneau à l’intérieure de la bélière.
J’ai décidé avec ce site internet de rendre public tous les aspects de mon travail d’artisan, par contre si mes écrits étaient utilisés pour fin d’enseignement, je demande d’en nommer très clairement l’auteur. Il me fera aussi grand plaisir de répondre à toutes questions permettant de préciser un peu plus mes propos pour faire encore mieux comprendre les aspects et nuances de ces techniques.