Hé bien j'ai fini par trouver.... par comprendre.....par me servir de son propre comportement.
Voilà comment je m'y prend.
Le palladium fond à très haute température, et cette température de fusion est de 1554 centigrades, toute proche de celle du fer à 1538 centigrades.....16 petits degrés centigrades de différence entre lui et la lingotière, c'est peu, très peu.
Et pourtant.....je vais me servir d'une lingotière de 10 millimètres d'épaisseur inclus dans l'ensemble de la lingotière à bascule.
Je prépare un creuset qui ne me servira toujours qu'à fondre ce palladium, jamais à aucun autre métal...jamais.
Même qu'il faut, pendant l'opération qui va suivre, éloigner tout autre creuset servant à fondre de l'argent ou de l'or sous peine de se retrouver avec des bijoux terminés en or ou en argent avec de jolies inclusions de petites billes de palladium, bon à garder en souvenirs....mais pas à mettre en boutique.
Le palladium a, pas comme l'argent mais presque, comme caractéristique de devenir un peu huileux ( mais presque liquide, le phénomène est très subtil ) tout juste avant sa température de fusion théorique qui elle le rendra parfaitement liquide mais fortement avide d'hydrogène, 900 fois son propre volume, ceci étant la principale cause de tous les lingots ratés....mais une caractéristique le rendant très utile dans la fabrication de systèmes antipollution pour les voitures.
Il faudra donc avant qu'il ne devienne complètement liquide le verser rapidement dans la lingotière, et c'est là que l'observation prends tout son sens. Pour bien y arriver, à cette température à peine inférieur à 1554 degrés centigrades, il faut faire tourner la flamme non pas directement sur le métal en fusion ( il deviendrait totalement liquide ), mais tout près, tout autour, pour le maintenir dans cet état huileux non complètement liquide, surtout pas......seule l'expérience vous permettra de saisir cette petite nuance.
C'est cette nuance qui fera un lingot réussi ou un lingot complètement raté....
À noter que le palladium ne se met à bouillonner seulement une fois qu'il est complètement liquide, il suffit donc de le chauffer assez rapidement, mais dès que le lingot est presque liquide, de n'entretenir cet état huileux en ne chauffant que la périphérie avec la flamme du chalumeau oxhydrique très forte et très puissante.
On ne peut faire cela qu'avec des lunettes noires autrement il sera impossible d'y voir quoique ce soit.
Un autre détail important est de verser rapidement ce palladium en fusion ''huileuse '', dans un lingotière très épaisse (10 millimètres ), mais raccourcie en profondeur ( entre un ou deux centimètres mais de largeur variable au besoin), par une petite barre de fer en forme de '' U ''obtenue avec un simple clou laminé et de largeur identique à l'épaisseur de la lingotière, car le palladium doit se refroidir tout de suite, dès qu'il a quitté le creuset, il doit tomber tout à coté dans la lingotière, si il devait descendre trop longtemps dans cette lingotière, l'air prisonnier dans la grande colonne de la lingotière aurait tendance à se réchauffer très rapidement et à s'enfermer dans le palladium et le lingot serait alors raté.